Dans chaque situation scolaire, l’enfant mobilise des processus cognitifs et émotionnels propres à cette situation mais également un ensemble de processus beaucoup plus généraux impliqués dans tous ses apprentissages. C’est sans doute par la focale sur ces mécanismes très généraux et transversaux que les sciences cognitives offrent un éclairage réellement nouveau pour les pratiques pédagogiques en classe. Dans cet article nous nous focaliserons sur l’un de ces mécanismes, la capacité à résister aux automatismes de pensée. Nous montrerons que mobiliser cette capacité chez l’élève peut constituer un levier puissant pour dépasser des erreurs systématiques dans différents apprentissages scolaires fondamentaux.