Les apprentissages scolaires sont donc extrêmement contraints comparés à ceux de la vie quotidienne. Ce constat a depuis longtemps interpellé ceux qui enseignent ou réfléchissent à l’éducation, comme Platon, Rabelais, Montaigne, Rousseau, Dewey et ceux qui voulaient créer une “éducation nouvelle”, notamment au cours de la première moitié du XXe siècle. Plus récemment, la révolution numérique a laissé entrevoir une nouvelle possibilité d’exercer moins de contraintes sur les élèves, leur permettant des apprentissages scolaires moins subis et plus heureux. Cette révolution ayant commencé il y a une quarantaine d’années, il est possible aujourd’hui de faire un point d’étape et de passer en revue quelques résultats empiriques sur l’effet du numérique sur les apprentissages par enseignement selon ces quatre contraintes.