La question des différences d'intérêt entre les bons élèves et les élèves en difficulté a été, à notre connaissance, peu explorée jusqu'à maintenant. Il n'est pourtant pas indifférent de savoir si le fait d'être un élève en difficulté s'accompagne d'une baisse d'intérêt dans toutes les disciplines ou si certaines zones d'intérêt restent préservées. Identifier ces dernières est importante car elles pourraient constituer un levier potentiel pour remobiliser ces élèves sur le travail scolaire. L'idée que les élèves en difficulté investiraient davantage les disciplines dites secondaires est sans doute largement partagée, mais il resterait à en vérifier le fondement. En outre, il est d'autres disciplines que les élèves en difficulté peuvent vraisemblablement continuer à investir. En histoire, par exemple, la réussite n'est pas directement dépendante de la réussite antérieure dans la mesure où les chapitres peuvent être étudiés de façon autonome.